Crise du pouvoir d'achat, faillites bancaires en Occident, guerre aux portes de l'Union européenne, démondialisation, dédollarisation… et pourtant le CAC 40 a passé l’année sur ses sommets, jusqu’à 8 600 points cet été, avant de refluer sous les 8 000. Comment un marché a-t-il pu battre record sur record au beau milieu d’un tel naufrage ? La rationalité n'y est pour rien. Derrière l'euphorie se cachent dix ans d'argent gratuit déversé par les banques centrales, des valorisations supérieures au pic de 1929, et un mécanisme qui enrichit silencieusement les plus fortunés pendant que le Livret A des autres fait du surplace. On vous explique pourquoi la Bourse n'est ni le placement miracle qu'on vous vend ni le hasard qu'on vous raconte, et pourquoi la correction, commencée ou non, reste le scénario le plus probable.
1- L'évolution à long terme de la Bourse
2- Les dividendes boostent la rentabilité
3- Depuis 2010, une divergence entre les États-Unis et l'Europe
4- Les Bourses des BRICS sont beaucoup plus raisonnables
5- Des Bourses occidentales surévaluées ?
Ce qu'il faut retenir
Cette analyse graphique originale d'Olivier Berruyer pour Élucid est une mise à jour de notre suivi régulier et actualisé des grands indicateurs économiques.
Rappelons tout d’abord que l’indice phare de la Bourse de Paris est le fameux CAC 40, acronyme de « Cotation Assistée en Continu ». Cet indice correspond à la moyenne des cours des actions des 40 plus grandes entreprises françaises les plus activement échangées sur le marché. Il est calculé par rapport à une base de 1 000 points établie lors de sa création le 31 décembre 1987. Concrètement, si le CAC 40 s’établit par exemple à 4 000 points, cela signifie que 1 000 € investis en 1987 dans un produit indexé sur le CAC 40 vaudraient aujourd’hui 4 000 €.
Depuis sa création, cet indice a progressé d’environ 6 % par an en moyenne. Sa composition est régulièrement mise à jour afin de demeurer représentative de l’évolution des grandes entreprises françaises.

Depuis octobre 2021, l’indice CAC 40 est passé d’environ 6 500 points à un pic de 8 600 points mi-2026. Cela représentait une hausse de plus de 30 % sur la période – et même de 50 % par rapport au point bas de 5 700 points atteint en septembre 2022.

Les arbres ne montant pas jusqu’au ciel, les difficultés économiques qui s’accumulent l’ont fait retourner à environ 8 000 points, ce qui reste un niveau très élevé au vu de la situation économique réelle du pays.
Lisez la suite et soutenez un média indépendant sans publicité
S’abonnerAccès illimité au site à partir de 1€
Déjà abonné ? Connectez-vous
3 commentaires
Devenez abonné !
Vous souhaitez pouvoir commenter nos articles et échanger avec notre communauté de lecteurs ? Abonnez-vous pour accéder à cette fonctionnalité.
S'abonner