EN IRAN, LES MANIFESTANTS UNIS CONTRE LA POLITIQUE SÉPARATISTE DE L’ÉTAT

Les manifestations qui ont éclaté en Iran à la mi-septembre après la mort de Mahsa Amini à la suite de son arrestation par la « Brigade des mœurs » — parce que son voile ne couvrait pas suffisamment ses cheveux — ont pris une ampleur inédite dans le pays. L’analyse des foyers et des gestes de la révolte donne à voir une solidarité entre une partie des Iraniens et les minorités ethniques du pays pour revendiquer la liberté, les droits des femmes et le renversement du gouvernement, à rebours des clivages que le régime islamique cherche à instaurer.

« Femmes, vie, liberté »

Le 16 septembre, l’assassinat de Mahsa Amini a donné lieu à des manifestations de jeunes femmes, ôtant leur foulard en signe de protestation. Dans les jours qui ont suivi, le mouvement a été rejoint par des hommes, puis par les étudiants, notamment ceux de l’université Sharif de Téhéran, alors que le milieu universitaire s’était tenu à l’écart de toute contestation depuis plus de dix ans. Enfin, l’entrée en grève des ouvriers et salariés du secteur pétrolier, au début du mois d’octobre, a donné une nouvelle inflexion au mouvement. En effet, malgré plusieurs arrestations, les grévistes ont refusé toute négociation avec le gouvernement, signe d’un durcissement de leur position dans leur rapport de force contre Téhéran.

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