Misère du débat public : le poison du libéralisme

La dégradation du débat public doit beaucoup au libéralisme moderne qui se prévaut pourtant d’être l’idéologie la plus tolérante. C’est ce qu’avait bien identifié l’historien américain Christopher Lasch : le libéralisme sabote à la fois les conditions matérielles et immatérielles d’une grande controverse publique susceptible de revigorer la démocratie.

Les éditorialistes sont les derniers à ne pas voir le piteux état du débat public : les idéologues woke voient dans la science un masque du pouvoir alors que, de leur côté, les technocrates font de la science un synonyme de vérité absolue ; les experts sans connaissance des réalités du terrain discutent avec des militants sans discours rationnel ; les opportunistes, dont les idées sont la pure expression de leurs intérêts, font le jeu de ces militants pour qui toute idée recèle une volonté d’embrigader ou de brimer les plus faibles.

Lisez la suite et soutenez un média indépendant et sans publicité

Choisissez votre formule, sans engagement, désabonnement facile

Je m’abonne

Accès illimité aux contenus du site

Des analyses graphiques pour prendre du recul sur les grands sujets de l’actualité

Des chroniques et des interviews de personnalités publiques trop peu entendues

Des synthèses d’ouvrages dans notre bibliothèque d’autodéfense intellectuelle

Et bien plus encore…