Une hirondelle ne fait pas le printemps. Mais visiblement l’espèce humaine, elle, l’a en partie défait… comme toutes les saisons. Nous le savons, le réchauffement de notre planète est une réalité et il est majoritairement d’origine anthropique. Seule option : réduire nos émissions de gaz à effet de serre en changeant notamment notre gestion de l’énergie et nos modes de vie. Et pourtant, si des actions sont menées, elles restent insuffisantes. Pourquoi est-ce si compliqué de passer des paroles aux actes ?

publié le 23/05/2022 Par Roxane Curtet
Inaction climatique : mais quand va-t-on passer des paroles aux actes ?

32 tribunes ! 32 rapports pour nous dire que le changement, c’est maintenant ! Il est bien sûr question ici du « changement climatique » mais aussi des changements à accomplir afin de réduire au plus tôt nos émissions de gaz à effet de serre. En effet, ce que le GIEC affirme dans cette 32e édition : c’est qu’à présent, la fenêtre d’action est mince et que l’espèce humaine devra vite revoir sa copie pour limiter le réchauffement à 1,5 au lieu de 2 °C afin de préserver la biodiversité de notre planète. Alors, comment en venir aux applications tangibles, car cela fait longtemps que l’on nous le serine : « faisons vite, ça chauffe ! »

« On n’en est plus au stade de la prise de conscience ! »

Hasard de calendrier, l’Institut national d’études démographiques (Ined) a aussi sorti une enquête évaluant l’intérêt que portent les personnes travaillant dans la recherche scientifique sur le réchauffement climatique et comment elles essaient d’agir pour limiter leur impact environnemental. Il s’avère que si, sans surprise, les chercheurs sont parfaitement au fait de la situation, les résultats montrent un décalage entre leur profond désir de modifier leurs comportements et des habitudes fortement émettrices de gaz à effet de serre.

Les travaux détaillent notamment l’usage de matériel informatique coûteux en énergie ou le recours fréquent à l’avion comme moyen de transport privilégié pour participer à divers événements. Comment cela se peut-il ? Les scientifiques comptent parmi les principaux lanceurs d’alertes sur le sujet et pourtant ils polluent. Ne serait-ce pas simplement parce qu’ils sont humains et qu’il est difficile pour chacun d’entre nous de nous limiter dans notre quotidien ?

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