Du mythe de Pandore jusqu’à l’animal laborans d’Hannah Arendt, la culture occidentale est caractérisée par un mépris du travail manuel.
Podcast La synthèse audio
Dans Ce que sait la main. La culture de l’artisanat (2008), Richard Sennett entend rompre avec cette idée pour réhabiliter le travail manuel et mettre en lumière les liens forts que la main entretient avec l’esprit.
Ce qu’il faut retenir :
Le savoir-faire artisanal traditionnel, qui se transmet de génération en génération, constitue le socle de la culture et le ciment de la communauté. Mais, ce lien intime entre artisanat et communauté est affaibli depuis les temps modernes : l’apologie de l’individualité de l’artiste et l’avènement des machines ont ainsi remis en question les qualités de l’artisan.
Le sens du toucher est intimement lié à notre façon de penser. Chaque geste répété est l’occasion de tâtonner, de commettre des erreurs, et ce dialogue entre le mouvement et l’erreur permet à la technique de progresser. Le geste et la répétition du même geste encouragent ainsi la force d’intuition et d’imagination de l’artiste.
Biographie de l’auteur
Richard Sennett (1943-) est un historien et un sociologue américain. Professeur de sociologie à la London Schools of Ecoonomics et à l’Université de New York, son œuvre porte principalement sur les rapports entre la vie matérielle et la vie sociale, plus précisément sur la façon dont les individus et les groupes donnent un sens social et culturel aux faits matériels.
Sa pensée se rattache à la tradition du pragmatisme américain commencée par William James et John Dewey qui, contre l’approche cartésienne, s’intéressent avant tout aux implications pratiques et concrètes des idées.
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