DÉCÈS DE LA REINE ÉLISABETH II : QUE RESTE-T-IL DE L'UNITÉ DE NOS NATIONS ?

Le décès de la Reine d'Angleterre Élisabeth II, le 8 septembre dernier, a provoqué outre-Manche un deuil collectif d'une ampleur sans précédent, pouvant étonner de notre point de vue de citoyens français. Des différences majeures séparent les cultures politiques française et anglaise ; notre vision de l'unité, ce qui nous lie à la nation, trouve racine dans des histoires bien différentes, aujourd'hui remises en cause par un système néolibéral délitant le sens du collectif. Que restera-t-il demain de ces siècles passés ?

Au pays de Burke

Le premier souci d’un corps politique résidant dans sa perpétuation, il existe un point crucial dont tous ses membres devraient avoir le souci : celui de l’unité. Bien avant même la question de sa défense contre des ennemis extérieurs, l’unité d’un corps politique constitue la condition première de sa résistance au temps. De Gaulle l’avait bien compris lorsqu’il s’inquiétait, dans les premières lignes de ses Mémoires de guerre, des « ferments de dispersion » propres au peuple français et source de ses malheurs.

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