L’échec d’une prophétie, publié en 1956, relate l’histoire d’un groupe d’individus formé autour d’une Américaine qui prétendait recevoir des révélations d’extra-terrestres, parmi lesquels une réincarnation de Jésus-Christ, et qui avait prédit que l’apocalypse surviendrait le 21 décembre 1954.

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Ce groupe a servi de sujet d’étude à un groupe de chercheurs pour illustrer la théorie de la dissonance cognitive, formulée quelque temps plus tôt par l’un des auteurs.

Ce qu’il faut retenir

L’ouvrage représente un cas d’étude célèbre de la psychologie sociale moderne, l’une des premières et des plus mémorables illustrations de la théorie de la dissonance cognitive, qui postule qu’une contradiction entre la réalité et le système de croyances d’un individu ne se solde pas forcément par un abandon des croyances pour revenir à la réalité, mais peut au contraire avoir comme résultat le renforcement du système de croyances, parfois accompagné d’un déni de réalité.

Le fondateur de cette théorie, Leon Festinger, en compagnie de deux autres psychologues et de nombreux observateurs, a étudié un groupe d’individus intéressés par l’ésotérique et les extra-terrestres et formé autour d’une femme en particulier, qui revendiquait recevoir des révélations en provenance d’êtres venus d’autres planètes. Cette femme finira par prévoir une forme d’apocalypse pour le 21 décembre 1954, précisant que certains « élus » seraient sauvés par les extra-terrestres et emmenés loin de la Terre en soucoupe volante.

L’ouvrage détaille l’histoire de ce groupe, autant que les chercheurs aient pu la documenter, depuis les premières révélations jusqu’à la dispersion finale de ses membres. Les différentes phases de l’évolution du groupe sont relatées, avec une emphase claire sur les événements ayant eu lieu immédiatement avant et immédiatement après la date fatidique du 21 décembre, qui vit l’échec de la prophétie, sans pour autant que la conviction des membres du groupe faiblisse ; au contraire, leur prosélytisme augmenta après cet échec, ce que les auteurs interprètent comme une validation de la théorie de la dissonance cognitive. Toutefois, des facteurs extérieurs aux convictions du groupe entraînèrent sa dislocation quelques semaines après les événements du 21 décembre.

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