Comment le marché du travail peut-il être présenté comme prospère quand plus de 7,5 millions de personnes sont inscrites à France Travail, soit près d’un actif sur quatre ? Au 1er trimestre 2026, la baisse affichée de 40 000 chômeurs en catégorie A masque une réalité bien différente : les offres d'emploi sont en chute, le chômage de longue durée repart à la hausse, à peine plus d'un chômeur sur deux est indemnisé, et de nombreux plans sociaux menacent des dizaines de milliers d’emplois. Derrière l’amélioration de façade, le retournement annoncé depuis plusieurs trimestres se confirme, et les fondamentaux laissent peu de place à un rebond rapide.
1- Le chômage reflue légèrement au 1er trimestre
2- Un actif sur quatre reste inscrit à France Travail
3- Des évolutions différentes entre catégories
4- Une forte hausse des entrées à France Travail en 2025
5- Un nombre d'offres d'emploi en forte baisse
6- Sur longue période, le retournement se confirme
Ce qu'il faut retenir
Cette analyse graphique originale d'Olivier Berruyer pour Élucid est une mise à jour de notre suivi régulier et actualisé des grands indicateurs économiques.
Rappelons tout d'abord qu’en France, il existe plusieurs manières de définir un « chômeur » et donc de mesurer le chômage. France Travail distingue depuis début 2025 sept catégories de chômeurs, à la recherche de n’importe quel type de contrat (CDI, CDD, à temps plein, à temps partiel, temporaire ou saisonnier). La catégorie la plus utilisée dans le débat public est la catégorie A, qui désigne « une personne sans emploi, à la recherche de n’importe quel type de contrat, et tenue de rechercher activement un emploi ».

Le chômage reflue légèrement au 1er trimestre 2026
Selon France Travail, en moyenne au 1er trimestre 2026, le nombre de chômeurs en « catégorie A » apparaît en légère baisse de -40 000 personnes (contre +85 000 personnes le trimestre précédent), soit 1,2 % de baisse.

Si l'on observe de plus près la variation du chômage (de catégorie A), on constate que cette baisse s’inscrit dans un contexte de dégradation pratiquement continue depuis la mi-2024.

De même, l’ensemble des chômeurs au sens large (sans emploi, catégories A à C) a diminué, mais de seulement 20 000 personnes.
Lisez la suite et soutenez un média indépendant sans publicité
S’abonnerAccès illimité au site à partir de 1€
Déjà abonné ? Connectez-vous
1 commentaire
Devenez abonné !
Vous souhaitez pouvoir commenter nos articles et échanger avec notre communauté de lecteurs ? Abonnez-vous pour accéder à cette fonctionnalité.
S'abonner