Au 4e trimestre 2025, le PIB français progresse de +0,2 %. C'est peu. Et c'est trompeur. La demande intérieure stagne, le pouvoir d'achat recule, les faillites d'entreprises atteignent des niveaux historiques. Ce qui maintient encore l'économie hors de la récession, c'est la dépense publique – une béquille qui creuse la dette à raison de 200 milliards par an et dont la réduction s'impose désormais sous pression des marchés financiers. L'addition approche les 3 500 milliards, ce qui va générer des années difficiles. Notre analyse complète d'une économie qui avance en boitant, et que la guerre d’Iran va fortement percuter.
1. +0,2 % : le retour à une très faible croissance
2. Le PIB par habitant progresse moins que le PIB total
3. Une croissance sauvée par la baisse des importations
4. Forte baisse des importations et consommation à l'arrêt
5. Les salaires ont très peu augmenté
6. Le pouvoir d'achat en berne
7. Un niveau de faillites historiquement haut
Ce qu'il faut retenir
Cette analyse graphique originale d'Olivier Berruyer pour Élucid est une mise à jour de notre suivi régulier et actualisé des grands indicateurs économiques.
Rappelons tout d’abord que le fameux PIB (Produit Intérieur Brut) est un indicateur économique qui mesure la production économique, c’est-à-dire la valeur de tous les biens et services produits. Souvent décrié – et pour de très bonnes raisons – pour son utilisation en tant que principal indicateur économique, le PIB offre cependant une bonne vision de la production économique de la France, et donc de l’évolution corrélative de nos revenus et de notre pouvoir d’achat.
+0,2 % : le retour à une très faible croissance
Après une hausse de +0,5 %, le PIB a progressé de seulement +0,2 % au 4e trimestre 2025.

Au final, selon l’Insee, la croissance sur un an glissant s’établit autour de +1,2 %, un niveau qui reste faible.

Le PIB français accuse donc clairement une sorte de « panne » et semble caler sous son niveau de 2017-2019. Certes, une faible croissance ou même une décroissance est une bonne nouvelle pour la planète. Mais cela pose d’importants problèmes économiques et sociaux (chômage, pouvoir d’achat, pauvreté), car les gouvernements s’obstinent à ne pas adapter l’économie aux impératifs environnementaux – une évolution pourtant inéluctable à terme pour des raisons physiques – afin de créer un système qui permettrait une prospérité sans croissance.
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