La liberté, le sens moral et la sobriété sont, dans la conception de Thoreau, essentiels à la vie d’un homme.

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Dans ces deux essais, La Désobéissance civile (1849) et La Vie sans principe (1863), Thoreau remet violemment en cause la coercition de l’État, l’esclavage, la ruée vers l’or et l’affairisme. Sa pensée anticonformiste se fonde sur un fort sens moral. L’action et la désobéissance sont, selon lui, les caractéristiques de l’homme juste et vertueux. Il ne conçoit néanmoins pas la désobéissance comme une fin en soi. Au contraire, il affirme qu’il ne faut désobéir que si des raisons morales le justifient.

Ce qu’il faut retenir :

Dans La désobéissance civile :

La morale et la liberté sont les principes de la vie d’un homme vertueux. Au nom de la morale, chacun est obligé par un devoir civil de désobéissance. Autrement dit, lorsqu’elles sont immorales, il faut désobéir aux lois des législateurs, dont la légitimité, tirée d’une majorité qui ne détient pas la vérité, est fausse. Il faut ainsi désobéir, quel qu’en soit le prix ; en assumer les conséquences vous rendra plus déterminé que jamais. Mieux vaut l’inconfort matériel que l’inconfort moral.

Au nom de la liberté, je suis libre de mener ma vie comme bon me semble, mais j’ai le devoir moral de veiller à ce que ma liberté n’empiète pas sur celle des autres. Ainsi, si l’État auquel je suis soumis est un État esclavagiste, par conséquent ne pas lui désobéir revient à accepter de priver de liberté les esclaves, ce qui contrevient à la morale.

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