Dans Vers une science sociale du vivant (2023), Bernard Lahire propose de dépasser la séparation entre sciences sociales et sciences biologiques. Il plaide pour une approche unifiée de l’humain, qui intègre à la fois les dimensions biologiques, psychologiques et sociales.
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S’appuyant sur les neurosciences, la génétique et la sociologie, il montre que les comportements humains sont le produit d’une co-construction entre nature et culture. Ce livre marque une étape importante dans sa réflexion sur les fondements de l’individu et appelle à une science sociale élargie, capable de penser la complexité du vivant humain.
Ce qu’il faut retenir
Les sciences sociales sont critiquées pour leur relativisme culturel, leur spécialisation excessive et leur éloignement des conditions matérielles d’existence. Une approche plus ancrée dans le réel consiste à replacer les sociétés humaines dans la continuité du vivant, en tenant compte des contraintes biologiques fondamentales telles que la survie, la reproduction et l’adaptation.
Cette perspective repose sur un modèle à trois niveaux : des invariants anthropologiques, des variations culturelles, et des lois générales qui les encadrent. Les grandes structures sociales, comme la division du travail ou les hiérarchies, trouvent ainsi leur origine dans des propriétés biologiques universelles. Comprendre ces déterminismes permettrait d’agir plus efficacement sur les transformations sociales.
Biographie de l’auteur
Bernard Lahire est un sociologue français, professeur à l’ENS de Lyon et directeur de recherche au CNRS. Il est connu pour ses travaux sur la socialisation, l’école, les inégalités sociales et les pratiques culturelles.
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