Guerre en Ukraine : L’Asie tentée par le non-alignement

Au-delà de Pékin qui maintient son amitié « sans limites » avec Moscou alors que la guerre russo-ukrainienne s’enlise, nombre de capitales asiatiques s’interrogent. Pourquoi s’impliquer plus avant dans un conflit lointain qui ne les concerne pas vraiment ? Leurs enjeux sécuritaires, diplomatiques et surtout économiques, se heurtent aux injonctions d’un Occident soucieux de rallier le monde sous sa bannière pour affronter la Russie de Vladimir Poutine.

La résolution exigeant « une cessation immédiate des hostilités de la Fédération de Russie contre l’Ukraine » adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 2 mars a suscité une quasi-unanimité. Seuls cinq États l'ont rejeté alors que 141 pays ont préféré l'appuyer. Pourtant, si l’on regarde de plus près, 35 pays se sont abstenus dont la Chine et l’Inde, ce qui relativise la portée de ce vote. Deux mois plus tard, force est de constater que condamner l’invasion d’un pays souverain est une chose, mais déclarer une guerre économique à Moscou en est une tout autre.

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