Myanmar : Un an après le coup d’État, le pays s'enlise dans la guerre civile

Voici un an, le général Min Aung Hlaing s’emparait du pouvoir et ordonnait l’arrestation du prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi. Pour la journée du 1er février, jour-anniversaire du coup d’État, une « grève silencieuse » est programmée. En réponse, la junte promet dix ans d'emprisonnement pour « terrorisme », plus vingt ans pour « sédition » à tous ceux qui inciteront à la grève ou y participeront. Des tensions sont à prévoir, d'autant que la junte n'en est pas à ses premières exactions...

Hsipaw, cette localité perdue ne m’avait guère laissé de souvenirs en 2009, si ce n’était une pause forcée à l’entrée d’un pont métallique piqué par la rouille. Sur les bas-côtés, des Bamars en longgyi papotaient dans une apparente indifférence. Chacun attendait que la voie à sens unique se libère. Sous les sourires se percevaient des signes d’impatience. Cette exaspération était celle de tout un peuple qui rêvait de ne plus devoir emprunter un vieux pont bringuebalant pour aller de l’avant.

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