OTAN : FACE À LA CHINE, UN NOUVEAU GENDARME EN ASIE ?

Alors que la crise russo-ukrainienne s’enlise dans la durée, l’OTAN s’est réunie à Madrid du 28 au 30 juin. Un sommet crucial dit « tournant », l’alliance atlantique y redéfinissait sa stratégie pour la décennie à venir. Au-delà du retour de la guerre en Europe, la rencontre a été marquée par l’attention portée à la Chine.

L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) fondée en 1949 incarne l’union sacrée des États-Unis et de l’Europe de l’Ouest face au grand adversaire de l’après-guerre, l’Union soviétique. Moscou y répliquera en 1955 en regroupant dans le pacte de Varsovie l’ensemble des pays communistes. Sa dissolution en 1991 acta la fin de la Guerre Froide. Sans véritable ennemi fédérateur, l’OTAN survécut cahin-caha. En 2019, Emmanuel Macron proclamait la « mort cérébrale » d’une coalition dénuée de coordination et d’ambition stratégique.

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