Les nuages sombres s’accumulent sur l’économie mondiale, et plus particulièrement sur celle de l’Union européenne. Le vice-président de la Banque centrale européenne a récemment souligné, dans une allocution, les difficultés susceptibles de toucher les circuits de financement européens, les dépenses publiques, ainsi que les vents contraires qui s’abattent sur l’Union. Ces maux sont vastes, mais ce qui inquiète le plus, c’est de les voir gagner en ampleur, alors que l’Union européenne peine à identifier des intérêts communs et demeure en proie à des stratégies de passager clandestin. L'Europe s'apprêtent-elle à connaître une nouvelle crise financière ?
Depuis l’arrivée de Donald Trump à la présidence des États-Unis, les signes d’inquiétude se multiplient quant au possible surgissement d’une nouvelle crise économique et financière. La guerre commerciale, l’aggravation de la dérégulation du secteur financier, les allégements fiscaux au bénéfice des ménages américains les plus aisés ont renforcé les préoccupations. Pour l’heure, aucune crise majeure ne semble imminente, mais l’horizon s’obscurcit.
Face à l’activisme économique américain, pour ne citer que lui, l’Union européenne se divise et sa croissance ralentit. Une sorte de nouvelle « eurosclérose » gagne le continent. Ce terme, apparu après les deux chocs pétroliers des années 1970 pour décrire un ralentissement économique et une panne dans la dynamique d’intégration européenne, semble de nouveau pertinent. L’Union européenne s’enfonce résolument dans une croissance atone et, politiquement, les divisions s’amplifient. Le fédéralisme rampant de l’actuelle présidente de la Commission suscite méfiance et agacement, tant Ursula von der Leyen souhaite imposer sa direction au sein de l’institution.
C’est dans ce contexte particulier que la récente communication du vice-président de la Banque centrale européenne, Luis de Guindos, prend un sens aussi singulier que préoccupant.
Trois sources majeures d’incertitude pesant sur la stabilité mondiale sont au cœur de cette intervention.
Des marchés financiers concentrés et vulnérables à des corrections brutale
La première source d’inquiétude concerne l’instabilité des marchés financiers. Depuis la crise de 2008, les crises d’origine boursière ou bancaire semblent moins présentes dans les esprits. Cette impression provient de la rupture d’un cycle historique de sept ans qui rythmait habituellement l’apparition de telles crises.
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