Pamphlet célèbre du jeune communiste Paul Nizan, Les Chiens de garde (1932) expose les méfaits de la Philosophie et des philosophes bourgeois. La philosophie idéaliste que la révolution bourgeoise a engendrée ne s’intéresse qu’à l’abstrait et à la Raison, ignorant les hommes concrets et leurs souffrances.

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Revendiquant Marx et Lénine, Nizan appelle à dénoncer les illusions prodiguées par les philosophes, et à instituer les premières fondations d’une philosophie révolutionnaire, au service des prolétaires.
Ce qu’il faut retenir :
La Philosophie, bourgeoise, prétend être universelle et univoque et, à ce titre, impose des vérités permanentes pour le bien de l’Homme. Or, il n’existe pas de telles vérités, mais seulement une réalité vécue par les hommes, constituée aujourd’hui par la souffrance des prolétaires. En dépit de sa promesse de travailler pour un monde meilleur, l’écart entre ce que la Philosophie revendique pour l’Homme et ce que l’Homme vit en pratique est immense.
La bourgeoisie pressent cependant que, pour garantir sa domination matérielle, elle doit s’assurer l’adhésion de l’opinion. La Philosophie permet d’obtenir cette adhésion et, pour ce faire, dispose d’un véritable appareil de propagande d’État, représenté par l’Université.
Philosophie ancienne et bourgeoise doit être détruite pour laisser place à une philosophie qui défend véritablement les hommes, une philosophie révolutionnaire qui s’identifie à la classe des opprimés. Cependant, avant la victoire du prolétariat, il faut dénoncer les illusions et les perceptions fausses qui caractérisent la Philosophie bourgeoise.
Biographie de l’auteur
Paul Nizan (1905-1940) est un romancier et un journaliste français. Diplômé de l’ENS en 1929, il passe l’agrégation de philosophie et enseigne un an avant de devenir permanent du Parti communiste en 1932. Il débute, la même année, une carrière de critique littéraire. Il est brièvement journaliste politique pour L’Humanité en 1935. Puis en 1939, lorsqu’est signé le pacte germano-soviétique, il démissionne du PC, ce qui lui vaudra d’être accusé de trahison envers le Parti. Il meurt au combat en 1940, durant l’offensive allemande contre Dunkerque.
Ami de Jean-Paul Sartre et grand-père de l’historien Emmanuel Todd, il est connu pour ses romans et ses pamphlets ; parmi les plus connus : Aden Arabie (1931) et Les Chiens de garde (1932).
Avertissement : Ce document est une synthèse de l’ouvrage de référence susvisé, réalisé par les équipes d’Élucid ; il a vocation à retranscrire les grandes idées de cet ouvrage et n’a pas pour finalité de reproduire son contenu. Pour approfondir vos connaissances sur ce sujet, nous vous invitons à acheter l’ouvrage de référence chez votre libraire. La couverture, les images, le titre et autres informations relatives à l’ouvrage de référence susvisé restent la propriété de son éditeur.
Plan de l’ouvrage
I. Destination des idées
II. Les philosophes contre l’histoire
III. Démission des philosophes
IV. Situation des philosophes
V. Position temporelle de la Philosophie
VI. Défense de l’Homme
Synthèse de l’ouvrage
I. Destination des idées
La Philosophie revendique l’universalité. Elle prétend être l’unique moyen d’accéder à la Vérité, pour le bien des Hommes. On apprend ainsi à chacun, depuis l’école, que la plus haute valeur est l’Esprit, et que le philosophe est une personne respectable.
« J’eus par exemple ces pensées », explique Nizan. « Raisonnable, je ne me prenais pas pour un homme anonyme, je croyais docilement que l’ouvrier dans la rue, le paysan dans sa ferme me devaient de la reconnaissance puisque je me consacrais d’une manière noble, pure et désintéressée à la spécialité du spirituel au profit de l’homme en général. »
La croyance dans cette force universelle de la Philosophie trouve ses fondements dans la technique et les méthodes de cette dernière. L’outil philosophique, qui repose sur la Raison et l’abstraction, conduit à l’illusion qu’il existe des définitions univoques, parce qu’elles sont les seuls aboutissements des méthodes philosophiques. En réalité, il existe autant de philosophies qu’il existe de philosophes et, ainsi, aucune vérité permanente pour l’Homme. Ce qui importe à l’Homme n’est pas l’existence illusoire d’une Vérité, mais la réalité vécue et expérimentée chaque jour.
« Il y a d’une part la philosophie idéaliste qui énonce des vérités de l’Homme et d’autre part la carte de la répartition de la tuberculose dans Paris qui dit comment les hommes meurent. » L’abstraction et l’idéalisme conduisent inévitablement à ignorer la réalité, à ignorer les hommes et leurs souffrances. Comment, dans ces conditions, la philosophie présente peut-elle prétendre se dérouler au profit de l’Homme alors qu’elle ignore les hommes concrets ?
II. Les philosophes contre l’histoire
Pour les historiens de la philosophie, la pensée est détachée de l’histoire ; elle se développe indépendamment des circonstances historiques et du contexte politique, social et économique dans lequel elle a été élaborée. On considère que le philosophe est dispensé des conditions locales et temporelles qui caractérisent la vie humaine.
C’est cependant oublier que les philosophes sont des hommes et que « leurs philosophies ne [résultent] point du fait qu’il y [a] une réponse encore inédite à propos d’un certain problème, mais du fait qu’ils [vivent] comme tous les hommes d’une vie particulière, dans un pays et dans un temps particuliers. »
Ces postulats ont des conséquences importantes sur la discussion philosophique. Ils supposent que, puisque la pensée est indépendante de toute circonstance réelle, seules des objections internes à cette pensée sont recevables. Le grand postulat des historiens est celui de l’existence d’un « milieu homogène, silencieux, incolore, abstrait comme l’espace », en dehors duquel aucune discussion philosophique n’est possible. Mais, la philosophie, comme n’importe quelle activité, est soumise aux changements du monde humain. « Il faudra donc chercher à l’extérieur de la Philosophie les causes qui l’expliqueront et les effets qui découlent d’elles, et chercher pourquoi les philosophes d’aujourd’hui estiment qu’une entreprise de ce genre n’est point philosophique. »
III. Démission des philosophes
En dépit de sa promesse d’œuvrer pour un monde meilleur, l’écart entre ce que la Philosophie revendique pour l’Homme et ce que l’Homme vit en pratique est immense. Tandis qu’elle évolue dans les hautes sphères de la Raison et de l’abstraction, l’Homme souffre sur terre. « Les philosophes ne se sentent point attirés par la terre, ils sont plus légers que les anges » et ont ainsi abandonné les hommes.
Pour mieux comprendre cette démission des philosophes, il faut voir qu’il existe deux espèces de Philosophie. Le premier type, purement clérical, concerne l’évolution technique et abstraite de la Philosophie en tant que science. Ainsi, elle n’intéresse pas les profanes, mais uniquement les savants qui, entre eux, débattent du « fonctionnement et [de] la nature de l’intelligence en général ». Un philosophe qui discute des techniques philosophiques ne fait qu’exercer son métier ; cette activité ne saurait permettre de demander des comptes à ce dernier. La seconde espèce de Philosophie, en revanche, prend position ; elle entend exercer une influence sur les hommes, en décidant ce que ces derniers doivent vouloir. C’est uniquement sur ce plan que l’on peut juger l’activité philosophique.
La philosophie bourgeoise, à ce titre, s’est fixé l’ambitieux objectif de travailler pour l’Homme. Cette promesse nous permet de dresser un verdict implacable : la philosophie bourgeoise ne produit rien d’autre que des déclarations verbales. Elle s’est engagée à créer un monde meilleur pour l’homme, mais l’état du monde et les souffrances des hommes montrent qu’au contraire, elle travaille contre cet engagement.
Il faut aujourd’hui dénoncer cette promesse qui n’a pas été tenue et mettre les philosophes face à leur trahison. Ils entendent sauver l’Humanité en s’élevant parmi les anges et les abstractions, alors qu’il faudrait au contraire redescendre marcher parmi les hommes concrets.
« Il est grandement temps de […] leur demander leur pensée sur la guerre, sur le colonialisme, sur la rationalisation des usines, sur l’amour, sur les différentes sortes de morts, sur le chômage, sur la politique, sur le suicide, les polices, les avortements, sur tous les éléments qui occupent vraiment la terre. »
IV. Situation des philosophes
La Philosophie n’est pas univoque ni universelle, encore moins dans un monde divisé entre banquiers ou industriels et chômeurs, soldats, ou travailleurs à la chaîne. Elle est ainsi « grossièrement divisible » entre une philosophie des oppresseurs et une philosophie des opprimés qui ne présentent « aucune ressemblance réelle, bien qu’on les puisse toutes les deux nommer Philosophie ».
La philosophie bourgeoise, au temps de la Révolution française, prit initialement le parti des opprimés, c’est-à-dire celui de la bourgeoisie opprimée. Cependant, le temps passant, ces bourgeois opprimés sont devenus oppresseurs. Mais, « personne n’a vu Voltaire, personne n’a vu Kant passer de l’autre côté des barricades. » Seul le prolétariat, « devenu en cent ans le seul représentant et la seule masse des opprimés », a perçu et reçu les effets de cette transformation.
Les philosophes bourgeois, en revanche, considèrent qu’il n’y a pas de parti à prendre. En effet, parce qu’ils affirment que leur pensée est univoque, ils considèrent que le seul parti vrai est le leur. Profitant du confort que leur prodigue l’ordre en place, ils estiment ainsi que leur travail est accompli, que le progrès humain est arrivé à son terme. Cette démission cache cependant leurs véritables intentions. « L’étiquette de “sans parti” dans la société bourgeoise [affirmait Lénine] n’est que l’expression voilée, hypocrite, passive, de l’appartenance au parti des repus, au parti des gouvernants, au parti des exploiteurs. »
La bourgeoisie n’a cependant pas les moyens de rendre publique la domination qu’elle exerce. « [Elle] n’est pas encore en état de se passer de justifications spirituelles. » Ainsi, les bourgeois se cachent derrière les idées de Liberté, de Justice, de Raison ou d’Humanisme et justifient leur pouvoir par l’illusion d’une « mission spirituelle » dont ils auraient la charge. Le bourgeois pense qu’il a pour devoir d’éclairer les hommes, de faire preuve de philanthropie. Il fonde des dispensaires ou des crèches. « Noblesse obligeait. Bourgeoisie oblige. » La bourgeoisie croit encore qu’elle travaille pour le peuple, comme elle l’a fait pendant la Révolution française.
« Cette bourgeoisie tutélaire s’incarne dans ses penseurs. » Les philosophes bourgeois pensent ainsi qu’ils sont « en position de faire le bonheur de l’humanité ». Mais, leur position et leurs intentions y sont en réalité opposées. Pour faire face à cette contradiction, ils préfèrent l’ignorer, ne pas parler des problèmes concrets auxquels sont confrontés les hommes, prétendant, de cette manière, que ces problèmes n’existent pas. Ils défendent ainsi « la Justice, moins le travail ; la Liberté, moins la prostitution, moins la chaîne ». Admettre leur impuissance reviendrait à avouer leur échec, ce qui leur est impossible.
En effet, « la bourgeoisie devine que son pouvoir matériel exige le soutien d’un pouvoir d’opinion ». Elle doit convaincre, et se convaincre, que l’ordre qu’elle instaure est juste. « M. Michelin doit faire croire qu’il ne fabrique des pneus que pour donner du travail à des ouvriers qui mourraient sans lui. M. Brunschvicg doit faire croire qu’il ne fabrique des idées que pour ménager enfin aux hommes un avenir facile, méditatif et radieux. »
Il ne faut cependant pas accuser le philosophe comme s’il agissait selon son libre arbitre. Il est lui-même victime de la réalité de sa classe qui produit, à partir des relations économiques, un ensemble de préceptes, de jugements, de concepts juridiques et moraux qui se déposent en lui. « [Sa pensée] lui paraît à la lettre une production intérieure, naturelle, comme sa respiration. » La Philosophie fournit des armes aux politiques, mais dans une certaine ignorance de la propagande qu’elle élabore.
Par ailleurs, cette propagande sert autant à manipuler les foules qu’à rassurer le bourgeois. Ce dernier, vivant une vie de solitude, a besoin de cet orgueil qu’il trouve dans le développement de sa Raison. Face à la pauvreté de sa vie réelle, la croyance dans le pouvoir d’un esprit intérieur à chaque homme lui fait croire qu’il détient « une dignité essentielle qui le [met] à la place éminente de Dieu ». En effet, « l’âme, fille de Dieu, servante de la grâce, céda la place à la Raison séculière et lui légua son antique grandeur ».
Les conséquences sur la grande masse des hommes sont dramatiques. La sacralisation de l’Esprit par la Philosophie empêche le développement, chez les hommes concrets, des outils intellectuels nécessaires à la réalisation de leur propre philosophie. Cette grande masse des hommes, écrasée par la peine du travail, n’a pas le loisir de réfléchir et raisonner à cette fin. Ils sont ainsi sans défense face à la propagande bourgeoise qui se présente sous la forme d’une « philosophie exotérique », donnée sans démonstration, et que l’école laïque leur impose dès le plus jeune âge. Ce catéchisme se présente comme le résultat de méditations pénibles qui ne sont pas à la portée de l’homme vulgaire. Ainsi, le peuple a « cru ce que la bourgeoisie désirait justement lui faire croire : que le pouvoir temporel de la bourgeoisie était véritablement garanti, mérité en esprit par la valeur spirituelle de ses penseurs. […] Il ne vit point qu’il était écarté de ces valeurs précisément par la volonté bourgeoise soucieuse de son monopole ».
Il ne s’agit cependant pas de revendiquer cette culture spirituelle pour l’homme prolétaire. Il n’en a pas besoin. Et, en outre, il ne pourra être dupé éternellement. Il est grand temps de renverser cette Philosophie qui abuse de nous pour laisser place à de nouvelles fondations philosophiques sociales, économiques et politiques. « Une nouvelle philosophie ne [triomphera] pas avant que la philosophie précédente n’ait été détruite. »
V. Position temporelle de la Philosophie
La Philosophie dispose, pour répandre sa propagande, d’un « véritable appareil d’État ». Alors que la force répressive étatique est exercée par la justice, la police et l’armée, l’Université est l’instrument de la force spirituelle produite par la Philosophie. Cette influence spirituelle est utile à l’État en tant que pouvoir préventif, de persuasion, en complément de la force répressive. L’Université et l’école de la République ont ainsi repris, pour le compte de l’État, les fonctions qu’exerçait l’Église sous la monarchie, pour celui du roi.
Ainsi, il ne faut pas croire que les philosophes sont inoffensifs. Si l’on postule l’absence de danger, c’est que l’on ne pense qu’aux livres, et que l’on oublie l’influence de l’Université. En effet, les philosophes produisent des idées qui sont ensuite transmises, par le biais de l’Université, aux étudiants, qui deviennent professeurs et fabricants de manuels et sont chargés de façonner, polir et simplifier ces idées pour la grande masse des hommes.
Il ne s’agit pas de dire que les pensées des philosophes créent d’elles-mêmes. « Le matérialisme ne dit point que les pensées ne sont pas efficaces, mais seulement que leurs causes ne sont pas des pensées. Que leurs effets ne sont pas des pensées ». L’homme n’est pas un être solitaire ; il évolue parmi les hommes et ses idées, ses attentes, ses songes et ses mœurs se construisent selon les avis des autres hommes. C’est dans cette mesure que les pensées ont un effet sur l’homme et constituent l’un des mécanismes participant au maintien de l’ordre bourgeois.
VI. Défense de l’Homme
Le monde connaît une crise. L’ordre capitaliste n’a pas porté les fruits qu’il avait promis. Le monde ne va pas comme le voudrait l’ordre des nations et comme l’exige le profit. Partout dans le monde, les stocks de marchandises ne s’écoulent pas, la police harcèle les chômeurs et les grévistes, les banques s’effondrent, etc.
Nombreux sont ceux qui croient à une maladie passagère. Ils s’efforcent de se persuader que les causes sont extérieures. « Ils se sont faits les accusateurs de ces microbes et ils préparent contre eux leurs canons et leurs navires. Contre le microbe anglais. Le microbe allemand. Et principalement, premièrement, le microbe russe. Le microbe du Plan quinquennal. Le microbe de la collectivisation. Le microbe du Komintern. » Mais, ce ne sont pas les ennemis de la civilisation bourgeoise qui la font vaciller ; des ennemis se dressent contre les maux qu’elle engendre elle-même. Sa maladie résulte de maux internes, de la contradiction qu’elle porte en son sein, entre la bourgeoisie et le prolétariat, entre l’impérialisme et la révolution.
Les philosophes, aveugles, ne perçoivent pas les signes de cet effondrement à venir. La Philosophie, qui est au service du bourgeois menacé, continue de diffuser le discours de propagande de la Bourgeoisie, sans s’apercevoir que l’écart entre leur pensée et l’univers grandit et que les effets de leur influence s’amenuisent. Toutefois, « quand l’heure sera venue de désespérer de l’antique Raison, la Philosophie renoncera sans doute à ces promesses démocratiques, à ces tâches de direction, de dévouement qu’elle prétendit s’assigner. » Alors, elle deviendra ouvertement réactionnaire et fasciste si, avant cela, la bourgeoisie n’a pas décidé de se tourner vers les soldats et les armes.
L’heure du recours à la force n’est cependant pas venue pour les ennemis de la bourgeoisie. Il faut, en attendant la victoire, préparer le combat. À cette fin, aucune besogne n’est trop basse, aucune dénonciation n’est inutile. « Ayons cette patience des tâches humiliantes ».
L’ancienne philosophie doit être détruite pour établir de nouvelles fondations, celles que Marx et Lénine ont commencé à poser. La Philosophie doit désormais se rallier au camp des ouvriers. Elle ne doit pas faire quelque chose pour eux, mais avec eux, à leur service ; elle doit « être une voix parmi leurs voix et non la voix de l’Esprit ». La Philosophie antique s’incarnait dans le modèle humain du Sage, la Philosophie bourgeoise, dans celui du Citoyen. Cette nouvelle philosophie que nous appelons de nos vœux s’incarnera dans le type du « révolutionnaire professionnel décrit par Lénine ». « Que le Citoyen rejoigne le Sage dans la poussière de l’histoire » pour qu’enfin, le philosophe puisse s’identifier à la classe qui porte la Révolution.
Mais, la philosophie révolutionnaire doit, pour l’instant, s’atteler à un modeste travail de dénonciation, la « dénonciation de toutes les illusions, de toutes les perceptions fausses prodiguées aux hommes pour voiler leur servitude [pour] […] renverser les conditions où ces illusions se formèrent ».
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