Entre le futur remplaçant du porte-avions Charles de Gaulle et les projets de cuirassés de Donald Trump, les flottes de guerre occidentales semblent se préparer à renouveler leur équipement. Les navires de guerre contemporains représentent un investissement considérable, mais sont-ils encore vraiment adaptés aux nouveaux défis auxquels font face les forces navales ?
Ces derniers temps, il se passe beaucoup de choses dans le domaine des marines de guerre. Un groupe aéronaval américain croise au large des côtes iraniennes, des pétroliers se font arraisonner dans l’Atlantique et attaquer dans le Golfe persique ; la Chine poursuit son ambitieux programme de construction navale, et la France comme les États-Unis commandent d’énormes navires pour renforcer leurs flottes.
Ces observations montrent que les forces navales demeurent une priorité pour toutes les grandes puissances mondiales, et qu'elles continuent de représenter une composante cruciale de leurs forces militaires. Pourtant, la construction et l’entretien des navires de guerre ont historiquement toujours été de véritables gouffres financiers, et le demeurent encore aujourd’hui. Ainsi, en 2026, près d'un quart du budget militaire total des États-Unis est consacré à la seule US Navy ; elle constitue la branche la mieux dotée des forces armées américaines. Cela se comprend sans peine : la simple construction d’un porte-avions américain, sans ses aéronefs ni ses bâtiments d’escorte et sans même parler de la maintenance, coûtait à elle seule environ 13 milliards de dollars en 2019. Le futur remplaçant du Charles de Gaulle coûtera quant à lui plus de 10 milliards d’euros à développer et à bâtir – si les estimations ne sont pas dépassées.
Toutefois, certains événements récents ont démontré que les forces navales sont peut-être plus vulnérables qu’il n’y paraît. La neutralisation par l’Ukraine – un État ne disposant pas de forces navales sérieuses – de la flotte russe de la mer Noire, après la destruction de plusieurs de ses principaux bâtiments par des frappes de drones ou de missiles, a démontré la vulnérabilité des navires de guerre présents au large d’une côte hostile où des vecteurs s'avèrent capables de les atteindre.
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