L’arrivée à son terme de l’ultimatum fixé par Donald Trump à l’Iran, mardi 7 avril 2026, ne s’est pas soldée par de nouveaux bombardements, mais par un improbable cessez-le-feu de deux semaines, et l’évocation d’un plan de paix en dix points proposé par Téhéran. Se dirige-t-on vers une fin du conflit ? Au vu des exigences des deux camps, rien n’est moins sûr.

Article Politique
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Par Paul Fernandez-Mateo
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Le monde a poussé un soupir de soulagement, dans la nuit du 7 au 8 avril. L’ultimatum adressé par le président des États-Unis aux autorités iraniennes et déjà plusieurs fois repoussé, leur enjoignant de rouvrir le détroit d’Ormuz à la circulation, s’est achevé sans se solder par les bombardements apocalyptiques promis par Donald Trump. À la surprise générale, un cessez-le-feu de deux semaines a été déclaré entre les belligérants.

Surprenant en effet, car il faut dire que les dernières déclarations du président américain ne laissaient guère envisager la survenue du moindre cessez-le-feu, et semblaient même si outrancières qu’elles ont relancé, aux États-Unis, un débat déjà ancien sur sa santé mentale et sa capacité à demeurer à son poste. Mais par bien des aspects, cette guerre est une succession de surprises, de revirements inattendus de la part de Washington. L’administration américaine semble plus que jamais naviguer à vue, sans plan défini, sans objectifs clairs, et surtout sans avoir la moindre idée de la façon dont le conflit pourrait se terminer.

Les négociations tout justes annoncées, devant se tenir à Islamabad, au Pakistan, en parallèle du cessez-le-feu, sont un nouveau symptôme de cette extrême confusion. De l’aveu même de Donald Trump, ces dernières vont utiliser comme base un plan de paix en dix points, fourni directement par Téhéran. Ce simple fait, sans même évoquer le contenu du plan, est une nouvelle surprise : jusqu’à présent, ce sont les États-Unis qui ont cherché à imposer leurs exigences comme base de négociation, et qui se sont vus opposer une fin de non-recevoir par l’Iran. Maintenant, c’est désormais l’Iran qui s’estime en position de dicter des termes à Washington.

À quoi peuvent mener ces négociations ? Dans l’immédiat, chacun des deux principaux belligérants peut tirer certains avantages d’un cessez-le-feu. L’Iran, d’une part, préserve un certain nombre  d’infrastructures critiques qui avaient été ouvertement menacées par Washington, et peut procéder à des réparations sur les innombrables sites bombardés jusqu’ici ; d’autre part, les États-Unis peuvent profiter de cette pause des hostilités pour acheminer davantage de matériel et d’hommes dans la région, que ce soit pour restaurer leurs capacités défensives ou pour préparer une invasion éventuelle – sans compter que la réouverture du détroit d’Ormuz, et la baisse des cours des hydrocarbures qu’elle entraînera, fussent-elles temporaires, seront également les bienvenues.

Mais au-delà du cessez-le-feu, assiste-t-on à un début de sortie du conflit ? Cela semble très improbable. L’Iran tient encore toutes les cartes en main, et à moins que les États-Unis ne cèdent à toutes les exigences iraniennes, ce qui est difficilement envisageable, Téhéran n’a aucune raison de se montrer indulgent. De plus, il reste également le problème d’Israël, le véritable initiateur du conflit actuel, pour qui la paix avec l’Iran est clairement impossible à envisager, surtout sur une base favorable à Téhéran ; et celui des États du Golfe, pris dans la tourmente, pour lesquels une paix à l’avantage de l’Iran signifierait une totale reconfiguration des rapports de force dans la région.

Que contenait le plan en dix points proposé par Téhéran ?

Le plan en dix points transmis par Téhéran à Washington dans la nuit du 7 au 8 avril reproduit dans l’ensemble les exigences répétées par les autorités iraniennes depuis le début du conflit. Le maintien de termes aussi maximalistes se comprend au vu de la tournure prise par la guerre : l’Iran est en claire position de force. Les exigences iraniennes peuvent globalement être séparées en quatre groupes : les conditions de l’arrêt des hostilités stricto sensu dans la région, la question du nucléaire, la question des sanctions économiques pesant sur l’Iran, et la normalisation du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.

Pour ce qui est des exigences de l’Iran d’un point de vue strictement militaire, elles sont assez simples. D’une part, l’Iran demande la cessation des hostilités dans toute la région – ce qui constitue un préalable évident à tout accord de paix. Toutefois, cette exigence inclut le Liban, actuellement bombardé par Israël dans le cadre de son offensive contre le Hezbollah ; pour le moment, Israël ne semble pas avoir l’intention de respecter cette partie de l’accord, et les bombardements se poursuivent. D’autre part, l’Iran exige que les États-Unis s’engagent à ne pas attaquer de nouveau l’Iran à l’avenir – une garantie de non-agression raisonnable et peu surprenante dans le cadre de la négociation d’un accord de paix, quels que soient ses termes. Troisièmement, l’Iran demande le paiement de réparations à son bénéfice ; là encore, c’est une exigence typique à la fin d’un conflit armé, et les termes des réparations, si les États-Unis y consentent, pourraient faire l’objet de négociations. Enfin, l’Iran demande le retrait de toutes les forces militaires américaines présentes dans la région. Il est difficile de savoir quelle portée précise donner à cette exigence : est-il question d’un simple retour au statu quo ante bellum, avant l’envoi par Washington de renforts en hommes et matériel ? Ou bien les autorités iraniennes exigent-elles le démantèlement du réseau de bases américaines à travers la région et le départ définitif des États-Unis du Moyen-Orient ? Là encore, il y a sans doute, entre ces deux extrêmes, une importante marge de négociation possible entre les deux belligérants.

Les exigences relatives au nucléaire sont certainement parmi les plus importantes aux yeux de Téhéran. Là encore, elles sont simples : l’Iran revendique le droit d’enrichir de l’uranium à sa convenance, et exige la levée de toutes les sanctions pesant sur son programme nucléaire. Après l’attaque israélo-américaine du 28 février 2026 et la guerre encore en cours, l’inflexibilité de Téhéran sur la question ne saurait surprendre. L’Iran est conscient que la parole des États-Unis et d’Israël n’a pour ainsi dire aucune valeur, et souhaite pouvoir s’assurer, s’il le souhaite, un accès au bouclier suprême que constitue la dissuasion nucléaire, qui lui assurera la même invulnérabilité, face aux velléités impérialistes de Washington, qu’à tous les autres possesseurs d’armes nucléaires. Si l’Iran, par le passé, a pu sincèrement envisager de mettre fin à son programme nucléaire, l’intérêt que représente désormais une possibilité d’obtenir l’arme nucléaire semble clair. On notera toutefois que le plan de paix iranien comprend explicitement un engagement de ne pas développer l’arme nucléaire ; mais même en supposant que l’Iran respecte initialement cet engagement, avec suffisamment d’uranium enrichi, la fabrication d’armes nucléaires serait concrètement assez rapide et facile en cas de violation d’un accord de paix.

Les exigences à caractère économique sont également très importantes pour Téhéran. Les sanctions qui pèsent sur le pays depuis des décennies l’étouffent, et l’Iran a tenté à de nombreuses reprises de négocier pour obtenir leur suppression. Téhéran s’est heurté en la matière à l’extrême hostilité de l’administration Trump, qui a porté l’estocade à l’accord conclu sous l’ère Obama qui avait permis un allègement des sanctions. Mais maintenant que l’Iran se retrouve en position de force, la normalisation de la situation économique iranienne redevient un objectif viable.

Enfin, les autorités iraniennes comptent conserver leur contrôle du détroit d’Ormuz, en instaurant un droit de péage. On savait déjà que l’Iran, qui a démontré la facilité avec laquelle il pouvait restreindre les flux à travers le détroit, comptait systématiser son contrôle du trafic maritime à destination ou en partance du golfe Persique, mais jusqu’à présent, rien n’indiquait avec certitude que Téhéran souhaitait pérenniser cette situation même après la fin de la guerre. Si l’Iran faisait le choix de s’arc-bouter sur cette revendication, la manne financière qui en résulterait pour Téhéran ne serait pas à dédaigner ; mais cette exigence pourrait aussi s’alléger au fil des négociations, en faveur d’un retour à la situation normale qui prévalait avant le conflit ; en effet, de toute façon, en cas de rupture de la paix, l’Iran n’aurait aucun mal à rétablir son blocus du détroit. La menace sur l’économie mondiale serait la même que l’Iran systématise son contrôle sur le détroit ou pas.

Que serait-il advenu si le plan de paix iranien avait été accepté ?

Même en supposant que les négociations, prévues à Islamabad et résultant de la diplomatie active du Pakistan dans cette affaire – sans doute pour mieux faire oublier son propre conflit en cours avec son voisin de l’ouest, l’Afghanistan – amènent effectivement l’Iran à lâcher du lest sur certaines de ses exigences, il n’en reste pas moins que l’acceptation par les États-Unis de ce plan comme base de négociation constitue à elle seule un coup de maître diplomatique de la part de l’Iran, même si elle n’a pas duré longtemps. Si les États-Unis étaient amenés à céder sur les exigences les plus essentielles, ce serait même pour Téhéran une éclatante victoire.

Observons la situation antérieure au conflit : à la date des premières frappes, les 28 février 2026, le territoire iranien a déjà été bombardé trois fois en l’espace de deux ans : d’abord en avril 2024, puis en octobre de la même année, et enfin en juin 2025. L’Iran fait l’objet de lourdes sanctions internationales, certaines légales au regard du droit international, d’autres non, qui pèsent considérablement sur son économie. Une tentative, largement considérée comme ayant été menée de bonne foi, d’obtenir leur allègement en échange de la fin du programme nucléaire iranien s’est soldée par un échec, et même par un renforcement unilatéral des sanctions par les États-Unis. Le programme nucléaire iranien lui-même est fortement ralenti, et demeure constamment sous la menace de nouvelles frappes.

À l’heure actuelle, l’Iran et son allié le Hezbollah libanais font l’objet de frappes constantes menées par les forces armées américaines et israéliennes, et son leadership a été décimé ; toutefois, le gouvernement conserve son contrôle sur le pays, et les forces armées iraniennes parviennent à répliquer efficacement et avec régularité à l’encontre du territoire israélien et des intérêts américains – ou affiliés aux américains – dans la région du golfe Persique. En particulier, l’Iran est parvenu à établir un contrôle effectif sur le détroit d’Ormuz et sur les 20% des flux mondiaux d’hydrocarbures qui empruntent cette voie maritime. Ce contrôle n’a fait l’objet d’aucune tentative sérieuse de contestation de la part des États-Unis, et semble pouvoir se maintenir.

Autrement dit, en l’espace d’à peine plus d’un mois, l’Iran est passé d’une situation remarquablement précaire à une indiscutable position de force, au point de pouvoir se permettre d’adresser une liste d’exigences ambitieuses à Washington. Téhéran est conscient que les États-Unis se sont lancés dans cette guerre avec le même état d’esprit d’Adolf Hitler lors de son invasion de l’Union soviétique : en pensant qu’il suffirait de « défoncer la porte pour que toute la structure pourrie s’effondre ». C’est raté, et l’administration Trump se retrouve à présent prisonnière d’une guerre qu’elle est incapable de gagner, du moins sans devoir procéder à des sacrifices – en hommes, en ressources économiques et en soft power – intolérables pour une population américaine déjà très frileuse. Devant un tel désastre, c’est à juste titre que l’Iran se sent pousser des ailes.

Accepter le plan de paix iranien serait une humiliation sans précédent pour les États-Unis, et signerait l’effondrement de tout leur système de sécurité collective au Moyen-Orient. Même en supposant qu’ils obtiennent de pouvoir y conserver des bases militaires, à quoi rime, pour les États du golfe, une alliance avec les États-Unis s’ils sont incapables de vaincre l’Iran ? S’ils sont incapables de les protéger contre une attaque iranienne ? S’ils sont incapables d’assurer la libre circulation à travers le détroit d’Ormuz ? Combien de temps accepteraient-ils encore la soumission diplomatique totale à un pays dont le président les insulte désormais ouvertement et rechigne à contribuer à leur défense ?

Les répercussions dépasseraient le cadre du seul Moyen-Orient. L’aura d’invincibilité des États-Unis a déjà été fortement ternie au fil des décennies, surtout depuis le piteux retrait d’Afghanistan, mais une victoire militaire nette de l’Iran lui porterait un coup fatal. Comment Donald Trump compterait-il présenter une telle situation comme une victoire ? On voit mal comment même les plus illuminés de ses supporters, aux États-Unis comme ailleurs, seraient dupes. Une défaite américaine claire rendrait considérablement plus probable une sèche défaite du parti républicain lors des midterms de novembre, qui rendrait Donald Trump largement impuissant pour le restant de son mandat. À l’international, les États-Unis perdront encore un peu plus en crédibilité, poussant de plus en plus d’États indécis, voire même leurs alliés les plus désabusés, dans les bras de la Chine. Si les américains ne sont même plus capables d’intimider la communauté internationale en montrant leurs muscles, plus rien n’empêche le reste du monde de les défier impunément.

Et enfin, il y a le cas d’Israël. Si les États-Unis acceptent les termes formulés par Téhéran, Tel-Aviv perdra ce qui constituera peut-être sa dernière chance de tenter de renverser le gouvernement des mollahs, dont l’hostilité atavique à l’existence d’Israël en fait l’ennemi numéro un de l’État hébreu. Pire encore, la poursuite du programme nucléaire iranien signifierait qu’Israël perdrait rapidement son dernier véritable avantage contre l’Iran : son accès à l’arme nucléaire, alors que l’Iran en est jusqu’ici privé. Sans même considérer les conséquences politiques potentielles pour le gouvernement de Benyamin Netanyahou, celui qui a véritablement déclenché le conflit actuel, et qui est parfaitement conscient que le jour où la guerre perpétuelle dans laquelle il a entraîné son pays s’achèvera, il devra enfin subir les conséquences de ses actes, au plan politique comme au plan personnel.

Pourquoi le cessez-le-feu et les négociations ne peuvent pas durer

Autant dire que pour Israël, un tel scénario pour la fin du conflit est impossible à accepter, à plus d’un titre. A vrai dire, il y a même fort à parier que les combats se poursuivront, entre Israël et l’Iran, ainsi que ses affiliés tels que le Hezbollah, même après que les États-Unis se seront ménagés une porte de sortie, quelle que soit la forme que celle-ci pourrait prendre. Pour Israël, la destruction du gouvernement des mollahs et la fin de leur programme nucléaire est une nécessité absolue, et Benyamin Netanyahou est conscient que cette guerre est probablement la dernière opportunité de procéder à cette destruction avec le soutien des États-Unis : Donald Trump ne restera pas au pouvoir éternellement, il y a peu de chances que le prochain président américain – quel que soit son bord politique – soit aussi prompt à s’incliner devant la volonté de l’État hébreu, et le soutien à Israël parmi la population américaine est en chute libre.

Il y aurait beaucoup à dire concernant l’actuelle fuite en avant de l’État d’Israël vers une forme de guerre perpétuelle, à Gaza, au Liban, en Cisjordanie et ailleurs, fuite en avant qui risque de coûter très cher à l’État hébreu le jour où les États-Unis les abandonneront. Mais dans le contexte du conflit avec l’Iran, cette situation signifie simplement qu’Israël fera tout pour saboter le cessez-le-feu. Tel-Aviv n’a d’ailleurs pas perdu de temps. Dès le 8 avril, contredisant explicitement le médiateur pakistanais, Israël a refusé tout net que le Liban soit inclus dans l’accord de cessez-le-feu, et pour rendre les choses encore plus claires, a procédé à des bombardements parmi les plus violents de la guerre sur le territoire libanais. Les États-Unis ont rapidement suivi le mouvement, déclarant que le Liban était exclu du cessez-le-feu. Et l’Iran, déjà, a relevé au moins une violation du cessez-le-feu par Israël dans la même journée, abattant un drone israélien au-dessus de son territoire. Ces violations ne pourront que se poursuivre et se multiplier, de manière à provoquer une riposte iranienne qui ruinera les négociations.

Mais de toute façon, les États-Unis ne participeront certainement pas de bonne foi à ces négociations, quoi qu’il advienne. Leur ligne rouge a toujours été le programme nucléaire iranien, et il est probable que c’est là un sujet sur lequel Téhéran refusera de céder beaucoup de terrain. Déjà, Washington, en contradiction directe avec le plan en dix points iranien que l’administration américaine avait pourtant annoncé avoir accepté comme base de négociation, a répété, dans la journée du 8 avril, que l’Iran ne disposerait jamais de l’arme nucléaire, et que les États-Unis comptaient toujours s’emparer du stock iranien d’uranium enrichi. Comment ? Mystère. Là encore, les États-Unis retombent dans une situation inextricable : ils sont incapables d’accomplir les objectifs qu’ils se fixent. Mais même une longue guerre confuse et meurtrière reste préférable, pour eux, plutôt que de perdre la face devant l’Iran, et de voir leur influence à l’échelle internationale s’effondrer.

Et si le programme nucléaire iranien est un sujet sur lequel les États-Unis refusent de négocier, alors ils ne négocieront pas davantage sur le sujet des sanctions, lesquelles ont pour principal objectif, justement, de ralentir le programme nucléaire iranien. Et si les États-Unis ne comptent négocier ni sur les sanctions, ni sur le programme nucléaire, alors le plan de paix proposé par l’Iran se retrouvera complètement vidé de sa substance, et l’Iran n’aura plus aucune raison de laisser le détroit d’Ormuz ouvert à la circulation. On peut donc s’attendre à ce qu’à la fin du cessez-le-feu, les hostilités reprennent de plus belle – voire potentiellement auparavant, si les provocations israéliennes atteignent leur but, ou si les États-Unis, une fois de plus, après les précédents du Venezuela et de l’Iran lui-même le 28 février dernier, décident de profiter du cadre de négociations pour tenter une attaque sournoise. Après tout, la concentration de troupes américaines dans la région demeure, et s’il y a un président américain assez fou pour lancer son armée dans une désastreuse invasion terrestre de l’Iran, c’est bien Donald Trump.

En fin de compte, ni les États-Unis, ni Israël ne sont pour l’instant prêts à accepter une victoire stratégique iranienne. Pour le moment, la guerre les y conduit incontestablement, et leur capacité à empêcher une telle issue demeure douteuse, mais jusqu’à présent, le déni et l’obstination restent à l’ordre du jour. Le fait qu’en une seule journée, les premières déclarations israélo-américaines cherchent à dénaturer à ce point le plan de paix proposé par Téhéran en dit long. Les deux États cherchent à transformer ce qui ne constitue qu’une reculade de plus d’un Donald Trump désormais franchement ridicule en une sorte de coup de maître, et démontrent aussi leur peu de bonne volonté pour tenter de mettre fin au conflit. L’Iran n’est certainement pas dupe. Il profitera du cessez-le-feu tant qu’il dure, mais nul doute qu’il se préparera soigneusement pour la suite du conflit. Même si les armes se taisent pour un temps, elles ne risquent pas de se taire pour de bon.

Photo d'ouverture : Des manifestants assistent à une manifestation contre la guerre américano-israélienne avec l'Iran à l'hôtel de ville de Los Angeles le 7 mars 2026 -  Ringo Chiu - @Shutterstock

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