Élucid est un média 100% indépendant et ne vit que de ses abonnements - Soutenez-nous en vous abonnant

L'OTAN déploie ses troupes au Kosovo : un pas de plus vers la guerre ?

Face aux tensions croissantes à la frontière entre le Kosovo et la Serbie, l'OTAN se dit prête à intervenir sur ordre du Conseil de sécurité des Nations unies. Des véhicules de la Force de l'OTAN au Kosovo (KFOR) sont désormais déployés dans le nord du pays, mais des troupes supplémentaires pourraient être rapidement déployées dans l'éventualité d'une escalade militaire. Un avertissement à ceux qui voudraient faire tomber la région dans un conflit territorial ou une dangereuse provocation dans la poudrière des Balkans ?

publié le 10/10/2022 Par Marco Cesario
L'OTAN déploie ses troupes au Kosovo : un pas de plus vers la guerre ?

L'OTAN est prête à intervenir dans le nord du Kosovo avec sa mission de la « Force de paix au Kosovo » (KFOR) face aux tensions croissantes entre Pristina et Belgrade, qui ont éclaté à cause d'une loi interdisant les documents d'identité et les plaques d'immatriculation serbes au Kosovo. Les tensions entre les deux pays sont profondément enracinées, le Kosovo étant une ancienne province serbe.

Entre 1998 et 1999, une guerre s'est déroulée entre l'armée yougoslave, contrôlée par les Serbes, et les rebelles kosovars albanais, qui voulaient prendre leur indépendance. Le conflit a pris fin après l'intervention de l'OTAN, qui a illégalement bombardé la Serbie (sans l'approbation du Conseil de sécurité des Nations unies) et contraint ses forces à se retirer du territoire du Kosovo (1: La campagne de bombardement de l'OTAN a duré du 24 mars au 11 juin 1999 et a mobilisé jusqu'à 1 000 avions sur plus de 38 000 missions de combat. Des missiles de croisière Tomahawk ont également été utilisés, tirés depuis des avions, des navires et des sous-marins. Selon le Kosovo Memory Book, 13 548 personnes ont été tuées ou sont restées portées disparues au Kosovo pendant le conflit.1). En 2008, le Kosovo a déclaré son indépendance vis-à-vis de la Serbie, ce qui a été reconnu par les États-Unis et une partie de l'Union européenne, mais pas par les Serbes et leurs alliés, comme la Russie et la Chine.

Le 31 juillet dernier, des barricades ont été érigées et des coups de feu ont été tirés à la frontière entre le Kosovo et la Serbie, signe d’un regain de tensions entre les deux anciens territoires ennemis. Quelques jours après, le Premier ministre du Kosovo Albin Kurti a déclaré que son pays était prêt à faire face à une éventuelle attaque de la Serbie, en raison de l’aggravation des tensions avec la minorité serbe, qui pourrait déboucher sur un nouveau conflit armé.

Lisez la suite et soutenez un média indépendant sans publicité

S’abonner
Accès illimité au site à partir de 1€
Des analyses graphiques pour prendre du recul sur les grands sujets de l’actualité
Des chroniques et des interviews de personnalités publiques trop peu entendues
Des synthèses d’ouvrages dans notre bibliothèque d’autodéfense intellectuelle
Et bien plus encore....

Déjà abonné ? Connectez-vous

3 commentaires

Devenez abonné !

Vous souhaitez pouvoir commenter nos articles et échanger avec notre communauté de lecteurs ? Abonnez-vous pour accéder à cette fonctionnalité.

S'abonner