« NOUS SOMMES TROP PARALYSÉS POUR CHANGER LE MONDE » – Raphaël Liogier

L’originalité de la modernité est d’avoir libéré et universalisé l’hubris, qui n’est pas du tout la force négative que l’on caricature habituellement. Mais le sens de la modernité a été usurpé et détourné, et donc aussi le sens de l’hubris. L’enjeu d’une transition réelle serait désormais d’accomplir la promesse inaccomplie de la modernité, telle est la thèse soutenue par le philosophe Raphaël Liogier. Professeur à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence et chercheur au Sophiapol à Paris 10 Nanterre, il est notamment l’auteur avec Dominique Quessada de Manifeste métaphysique. Et si on refaisait le monde ? (Les liens qui libèrent, 2019).

Il retrace ici les changements dans l’ordre du désir qui permettent de comprendre les difficultés actuelles à changer le monde. Il travaille depuis trois ans sur la nature et les causes du détournement plus général du sens de la modernité par des idéologies réactionnaires qui peuvent aussi bien se présenter comme identitaristes, nationalistes que néolibérales, ou même théoriquement progressistes.

Lisez la suite et soutenez un média indépendant et sans publicité

Je m’abonne

Accès illimité au site à partir de 1€

Des analyses graphiques pour prendre du recul sur les grands sujets de l’actualité

Des chroniques et des interviews de personnalités publiques trop peu entendues

Des synthèses d’ouvrages dans notre bibliothèque d’autodéfense intellectuelle

Et bien plus encore…