Vos courses sont 25 % plus chères qu’en 2021, et la guerre d’Iran vient déjà de relancer le compteur. Pendant que les ménages français baissaient en gamme – marques de distributeurs, Premiers prix, puis moins de produits – l’agroalimentaire faisait passer son taux de marge d’environ 35 % à environ 44 %. Une « boucle prix-profits » que les gouvernements macronistes ont consciencieusement refusé de taxer. Conséquence : un Français sur deux mange moins bien, un sur trois saute des repas, et c’est dix points de plus chez les femmes. Le bio s’effondre, les assortiments se contractent, les écarts entre enseignes atteignent 20 %. Casino n’y a pas survécu, Cora non plus, et Auchan vacille. Tour d’horizon chiffré d’une crise alimentaire qui s’installe.
Cette analyse graphique originale d'Olivier Berruyer pour Élucid est une mise à jour de notre suivi régulier et actualisé des grands indicateurs économiques.
1- 25 % de hausse des produits alimentaires en France
2- Des prix mondiaux de nouveau orientés à la hausse
3- Les marques les moins chères ont le plus augmenté
4- Diminution de l'offre et des volumes vendus
5- 20 % d'écarts de prix entre les grandes enseignes
Ce qu'il faut retenir
Le prix de l’alimentation est au cœur des préoccupations quotidiennes d’une immense partie des habitants de la planète, y compris dans les pays les plus développés, même si les médias ne lui accordent pas toujours l’attention qu’il mérite. Ses conséquences, économiques comme politiques, sont pourtant majeures.
25 % de hausse des produits alimentaires en France
Après quelques mois de répit, l’inflation a fait son retour. Celle de l’ensemble des produits, pas seulement alimentaires, était retombée à environ 1 % vers le milieu de 2025 (comme nous l’avons analysé dans notre analyse sur l'inflation en France), et l’inflation alimentaire avait même effleuré 0 % fin 2024. Mais la guerre d’Iran a relancé le mouvement. En avril, l’inflation totale a atteint 2,5 % sur un an, et 1,4 % pour l’alimentaire.

Reste que les prix des produits alimentaires ont cessé d’exploser, pas de grimper. Ils restent environ 25 % plus élevés qu’en 2021. Aucun retour en arrière, donc, et d’ailleurs personne n’y croyait sérieusement.

Dans le détail, cet épisode inflationniste exceptionnel s’explique en grande partie par l’envolée du prix des matières premières alimentaires après le Covid et la guerre en Ukraine. Les grandes entreprises du secteur ont alors répercuté cette hausse dans les prix, puis, dans un second temps, elles l’ont prolongée, entraînant ainsi une inertie de l’inflation alimentaire.
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