La grande crise financière de 2008, dont nous ressentons encore les réminiscences aujourd'hui, a été qualifié fort à propos par certains de « troisième choc pétrolier ». Se pourrait-il en effet que des déterminants de nature géotechnique soient à même de fournir le mécanisme explicatif à cette explosion en vol de l’économie mondiale ? Et se pourrait-il de manière plus choquante encore, que vous n’en ayez jamais entendu parler ?
Les chocs pétroliers des années 1970 ont eu des déterminants géotechniques majeurs. Pour le choc pétrolier de 1973, c’est le pic pétrolier américain de 1970 qui avait conduit à un afflux massif de demande sur un marché international proche de la saturation. Le second choc pétrolier de 1979, avec une augmentation plus brutale encore des prix du pétrole, intervenait quant à lui dans un contexte de mauvaise gestion des champs pétroliers du Moyen-Orient, dont les taux d’extraction poussés par la demande occidentale avaient atteint des niveaux non soutenables. La perte de pression enregistrée dans la plupart des gisements n’aurait pu être contrecarrée qu’avec des investissements bien trop massifs pour l’époque, compte tenu du nombre de gisements concernés et de la complexité technique associée.
Sans ce soubassement géotechnique, on peine à comprendre comment des événements géopolitiques d’ampleur somme toute limitée, à savoir la guerre du Kippour et la révolution islamique d’Iran, ont produit de tels effets sur les marchés pétroliers. En réalité, ce n’est pas la force intrinsèque de ces deux événements qui est en cause, mais bien les fondamentaux fortement dégradés du marché international : on ne passe à travers un plancher que s’il est pourri. Aussi, je ne cesse pour ma part d’être surpris d’entendre les récits téléologiquement géopolitiques de ces crises majeures et qui n’apportent pas l’essentiel : un moteur à même d’expliquer le pourquoi, le quand et le comment.
Penchons-nous aujourd'hui sur la grande crise financière de 2008 dont nous ressentons encore les réminiscences et que d’aucuns ont qualifié, fort à propos, de « troisième choc pétrolier ». Se pourrait-il que des déterminants de nature là encore géotechnique soient à même de fournir le mécanisme explicatif à cette explosion en vol de l’économie mondiale ? Et se pourrait-il de manière plus choquante encore, que vous n’en ayez jamais entendu parler ?
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