Le dimanche 14 juin 2026, un accord préalable est venu clôturer la guerre dans laquelle les États-Unis s’étaient lancés contre l’Iran le 28 février dernier. Présenté par Donald Trump comme un succès, le contenu de l’accord semble au contraire consacrer une victoire iranienne claire, à la grande consternation d’un État hébreu plus isolé que jamais.
Combien de fois Donald Trump a-t-il annoncé à cor et à cri qu’un accord de paix avec l’Iran était sur le point d’être négocié ? Presque quarante fois, à en croire les médias américains. À force d’en entendre constamment parler, on finissait par ne plus y croire, mais un accord semble finalement bel et bien avoir été trouvé entre Téhéran et Washington, pour mettre fin au conflit armé dans lequel le président américain s’était bien imprudemment lancé en février dernier. Détail amusant, le jour où l’accord a été annoncé a aussi été le jour où Donald Trump a fêté ses 80 ans. Pas sûr, toutefois, que cet accord soit le genre de cadeau qu’il aurait souhaité recevoir.
Depuis le cessez-le-feu décidé le 7 avril, les diplomaties des deux États se sont attaquées au véritable casse-tête de concilier les positions diamétralement opposées des belligérants et de trouver un compromis acceptable. Leur tâche s’est encore compliquée du fait de fréquents incidents entraînant des violations du cessez-le-feu, notamment par le total mépris affiché par Israël à son égard, l’État hébreu refusant obstinément de cesser de frapper le Liban, en dépit de l’agacement de plus en plus visible de son allié américain. La personnalité du président américain n’a, semblerait-il, pas aidé non plus : le processus de négociation a maintes fois déraillé parce que Donald Trump semblait incapable de ne pas constamment changer d’avis.
Même plusieurs jours après l’annonce de l’issue des négociations, le contenu de l’accord reste encore assez obscur – ce qui n’est généralement pas très bon signe : cela signifie qu’une présentation claire des termes de l’accord est considérée comme nuisible par l’une ou l’autre des parties, voire les deux. Au vu des informations qui ont filtré, toutefois, il n’est pas très difficile de deviner que ce sont probablement les Américains à qui on cherche à dissimuler l’étendue du désastre que cet accord de paix représente pour Donald Trump.
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